L’automne est une belle saison pour observer et cueillir les plantes sauvages. Certaines sont très abondantes et faciles à reconnaître, à condition de savoir quels critères observer. Du cerfeuil des bois au gaillet gratteron, en passant par le lamier blanc, l’ortie et la cardamine hérissée, découvrons cinq plantes sauvages comestibles et médicinales.
Le cerfeuil des bois : une plante de la famille de la carotte
Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris), également appelé anthrisque des bois, est une plante sauvage très commune de la famille des Apiacées, aussi appelée famille des Ombellifères. Ses feuilles sont composées de plusieurs segments, un peu comme celles de la carotte.
Pour l’identifier, plusieurs critères sont à observer. Ses feuilles basales sont deux à trois fois composées, avec des segments profondément découpés et des extrémités pointues. Son pétiole présente une section triangulaire et une forme légèrement creusée, comme une petite rigole. Autre caractéristique importante : la plante ne possède pas de poils, ni sur les parties vertes ni sur le pétiole.
Le cerfeuil des bois peut être confondu avec la carotte sauvage. Cette dernière est au contraire couverte de poils rêches, et sa racine dégage une odeur caractéristique de carotte. On peut consommer différentes parties du cerfeuil des bois : les racines, les feuilles et les fleurs. Il faut toutefois rester particulièrement vigilant lors de l’identification. Dans la famille des Apiacées, plusieurs plantes sont mortelles, notamment la grande ciguë, la petite ciguë et l’œnanthe safranée. La règle essentielle de la cueillette reste donc de ne jamais consommer une plante sans être absolument certain de son identification.
Le lamier blanc : le sosie de l’ortie qui ne pique pas
Le lamier blanc (Lamium album) ressemble beaucoup à l’ortie et pousse parfois juste à côté d’elle. Pourtant, malgré cette ressemblance, il ne pique pas. Ses poils sont plus fins et soyeux que ceux de l’ortie, dont les poils cassants provoquent une sensation de piqûre au contact de la peau.
Le lamier blanc est une plante comestible et médicinale. Pour profiter de ses propriétés médicinales, on le cueille de préférence en pleine floraison, en récoltant ses sommités fleuries. Il est traditionnellement utilisé pour les affections respiratoires, comme les bronchites. En application externe, il peut également aider à la cicatrisation de petites plaies et à apaiser certains problèmes de peau, comme les irritations ou les petits eczémas.
L’ortie : une plante riche en nutriments
L’ortie (Urtica dioica) est elle aussi comestible et médicinale, mais ses propriétés et sa saveur sont différentes de celles du lamier blanc. Elle se distingue facilement grâce à ses poils urticants. Lorsqu’ils se cassent au contact de la peau, ils libèrent un liquide qui provoque la sensation de piqûre.
Sur le plan nutritionnel, l’ortie est particulièrement intéressante. Elle est riche en minéraux, ce qui lui confère des propriétés reminéralisantes, mais aussi en vitamines et en protéines. Elle peut ainsi trouver facilement sa place dans l’alimentation, notamment pour les personnes qui souhaitent diversifier leurs apports.
Le gaillet gratteron : une plante qui s’accroche partout
Le gaillet gratteron (Galium aparine) appartient à la famille des Rubiacées, comme le café. Il est particulièrement facile à reconnaître grâce à ses petits poils en forme de crochets qui lui permettent de s’accrocher aux vêtements et à tout ce qui l’entoure.
Ses feuilles sont verticillées : elles sont disposées tout autour de la tige, au même niveau. Autre critère caractéristique, sa tige est de section carrée.
Le gaillet gratteron peut se consommer cru, directement après la cueillette. On peut également l’intégrer à différentes préparations : finement ciselé dans une salade, en soupe ou sous forme de jus.
Il se marie notamment très bien avec la carotte et le citron, ou avec la pomme et un peu de citron. Pour préparer un jus, il n’est pas nécessaire de posséder un extracteur. Un mixeur plongeant suffit : il suffit de mixer la plante avec quelques morceaux de carotte ou de pomme et un peu d’eau, puis de filtrer le mélange à l’aide d’une passoire fine ou d’une étamine.
Lorsque ses fruits sont arrivés à maturité et sont devenus bien durs, ils peuvent également être utilisés pour préparer un succédané de café.
La cardamine hérissée : une petite plante au goût de cresson
La cardamine hérissée (Cardamine hirsuta) est une petite plante de la famille des Brassicacées, celle du chou et du cresson. On l’appelle aussi parfois « cressonnette », en raison de son petit goût de cresson. Elle est entièrement comestible : ses feuilles, sa tige, ses fleurs et même ses jeunes fruits peuvent être consommés. Sa saveur légèrement piquante est particulièrement agréable pour relever une salade. Elle peut aussi être utilisée pour aromatiser un fromage frais, notamment un fromage de chèvre ou un fromage végétal. En plus d’apporter du goût, ses petites fleurs permettent d’ajouter une touche décorative aux préparations.
Apprendre à reconnaître les plantes sauvages
Le cerfeuil des bois, le lamier blanc, l’ortie, le gaillet gratteron et la cardamine hérissée sont autant de plantes à découvrir au fil des saisons. Elles offrent différentes possibilités en cuisine et, pour certaines, des usages médicinaux intéressants.
Mais avant toute cueillette, une règle reste indispensable : être certain de l’identification de la plante. Une bonne connaissance des critères botaniques permet de profiter des plantes sauvages tout en évitant les confusions dangereuses.
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FAQ – 5 plantes sauvages comestibles et médicinales à découvrir en automne
Quelles sont les cinq plantes sauvages présentées dans cet article ?
Les cinq plantes sont le cerfeuil des bois, le lamier blanc, l’ortie, le gaillet gratteron et la cardamine hérissée. Elles présentent chacune des caractéristiques et des usages différents, aussi bien en cuisine qu’en phytothérapie.
Comment différencier le lamier blanc de l’ortie ?
Le lamier blanc ressemble à l’ortie, mais ne pique pas. Ses poils sont fins et soyeux, contrairement aux poils urticants de l’ortie qui provoquent une sensation de piqûre au contact de la peau.
Comment reconnaître le gaillet gratteron ?
Le gaillet gratteron se reconnaît à ses petits poils en forme de crochets qui lui permettent de s’accrocher aux vêtements. Ses feuilles sont disposées en verticilles autour de la tige et celle-ci présente une section carrée.
Quelles parties de la cardamine hérissée peut-on manger ?
La cardamine hérissée est entièrement comestible. On peut consommer ses feuilles, sa tige, ses fleurs et ses jeunes fruits. Son petit goût de cresson est particulièrement apprécié pour relever les salades et aromatiser les fromages frais.
Quelles précautions prendre avant de cueillir des plantes sauvages ?
Il est indispensable de savoir identifier précisément chaque plante avant de la cueillir et de la consommer. Certaines plantes de la famille des Apiacées, comme la grande ciguë ou la petite ciguë, sont mortelles. En cas de doute, il ne faut jamais consommer la plante.
Pour aller plus loin
Nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques, que vous pouvez découvrir ici. Il est indispensable d’être sûr à 100% de vos identifications avant de consommer une plante, quelle qu’elle soit.
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