Nous avons sélectionné 5 plantes sauvages à découvrir en janvier : la berce commune, la saponaire officinale, la ficaire, l’onagre, le pissenlit.
Abondantes, faciles à identifier et riches en usages, vous pourrez les trouver lors de vos cueillettes. Qu’elles soient aromatiques, médicinales ou simplement délicieuses, elles offrent une belle porte d’entrée dans le monde de la cueillette.
Parce que chaque cueillette est une aventure, munissez-vous de votre couteau de cueillette, de votre panier et partez à la découverte des plantes sauvages !
La berce commune (Heracleum sphondylium)
La berce commune est une plante vivace de la famille des Apiacées, que l’on peut récolter toute l’année. En hiver, ce sont ses racines et ses fruits secs que nous pouvons cueillir.
La racine a une saveur légèrement piquante et poivrée. Elle se cuisine revenue à la poêle, en bouillon ou même en pesto. Les jeunes feuilles sont également comestibles, crues ou cuites, en soupe, en tarte ou en légumes lacto-fermentés. Attention toutefois à la confusion avec la berce du Caucase, très phototoxique : le port de gants est recommandé lors de la cueillette.
La saponaire officinale (Saponaria officinalis)
La saponaire officinale est une plante connue pour ses usages domestiques et médicinaux. Elle se reconnaît à ses feuilles opposées et à ses fleurs à cinq pétales, généralement blanches à rosées. En hiver, on utilise principalement ses parties souterraines, riches en saponines, des substances naturellement moussantes. Elles permettent de fabriquer une lessive végétale douce pour le linge, mais aussi de se laver les mains ou les cheveux.
Sur le plan médicinal, la racine de saponaire est traditionnellement utilisée en cas de toux, sous forme de décoction.
La ficaire (Ficaria verna)
La ficaire, surnommée la « plante aux hémorroïdes », est une plante de la famille des Renonculacées. On la reconnaît à sa rosette de feuilles brillantes et à ses fleurs jaunes à nombreux pétales.
Ce sont ses tubercules souterrains qui sont utilisés traditionnellement en usage externe. Préparés en décoction, ils peuvent être appliqués localement pour soulager l’inflammation et favoriser la circulation veineuse. Bien que certaines sources mentionnent la consommation des jeunes feuilles avant floraison, celle-ci est déconseillée car la plante contient des substances irritantes lorsqu’elle est fraîche.
L’onagre (Oenothera biennis)
L’onagre est une plante robuste et facilement reconnaissable à sa rosette de feuilles et à ses grandes fleurs jaunes.
L’onagre est surtout réputée pour ses graines, dont on extrait une huile riche en oméga-6, utilisée notamment comme cosmétique pour la peau et pour le syndrome prémenstruel. En hiver, la cueillette des racines est particulièrement intéressante. Cuites, elles possèdent une saveur surprenante, parfois comparée au jambon.
Les feuilles et les fleurs sont également comestibles en petites quantités.
Le pissenlit (Taraxacum officinale)
Plante emblématique et pourtant souvent sous-estimée, le pissenlit est un véritable allié hivernal.
En hiver, ses racines sont à l’honneur : revenues longuement à la poêle ou torréfiées comme substitut au café. Les jeunes feuilles restent comestibles, crues ou cuites.
Sur le plan médicinal, le pissenlit est réputé traditionnellement pour ses effets diurétiques, digestifs et bénéfiques pour le foie. Il facilite le processus digestif : en cas de digestion lente ou difficile, consommer du pissenlit avant les repas peut stimuler l’appétit et favoriser une digestion plus efficace.
FAQ – Questions fréquentes sur les plantes sauvages de janvier
Quelles plantes sauvages peut-on cueillir en janvier en France ?
En France hexagonale, plusieurs plantes sauvages peuvent être cueillies en janvier, notamment la berce commune, la saponaire officinale, la ficaire, l’onagre et le pissenlit. L’hiver est particulièrement propice à la récolte des racines de plantes vivaces et bisannuelles.
Où trouver des plantes sauvages comestibles en hiver ?
Les plantes sauvages comestibles se trouvent dans les prairies, les lisières de forêts, les chemins ruraux et les zones non polluées. Il est recommandé d’éviter les bords de routes et les terrains traités pour une cueillette sécurisée.
Quelles parties des plantes sauvages sont utilisées en hiver ?
En hiver, ce sont principalement les racines, les tubercules, quelques fruits et parfois les jeunes feuilles qui sont récoltés. Ces parties concentrent de nombreux nutriments et principes actifs, notamment pour les usages culinaires et médicinaux.
Quelles précautions prendre lors de la cueillette des plantes sauvages ?
Il est essentiel de bien identifier chaque plante avant la cueillette et de ne jamais consommer une plante en cas de doute. La confusion avec des plantes toxiques est un risque réel.
Peut-on utiliser les plantes sauvages à des fins médicinales ?
Oui, de nombreuses plantes sauvages possèdent des propriétés médicinales traditionnelles, comme le pissenlit pour la digestion ou la saponaire pour les voies respiratoires. Toutefois, ces usages ne se substituent pas à un avis médical.
Pour aller plus loin
Nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques, que vous pouvez découvrir ici. Il est indispensable d’être sûr à 100% de vos identifications avant de consommer une plante, quelle qu’elle soit.
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