8 "laitues" sauvages à reconnaitre

8 "laitues" sauvages à reconnaitre

Dans les prairies et au bord des chemins, de nombreuses plantes en rosette évoquent le pissenlit, mais il existe de nombreuses plantes appartenant au vaste groupe des « laitues » sauvages au sens large. Latex blanc, forme des feuilles, présence ou non d’un bouton floral central, tige feuillée ou nue : autant de critères simples pour les différencier. Nous avons sélectionné ici 8 « laitues » sauvages à connaître pour affiner votre identification et mieux comprendre leur diversité.

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La porcelle enracinée (Hypochaeris radicata)

La porcelle enracinée se développe en rosette directement appliquée au sol. Ses feuilles présentent des lobes arrondies et sont recouvertes de poils rêches (qui ne permettent pas de coller sa feuille au vêtement à la différence des picrides), ce qui lui donne un aspect velu qui rappelle la peau de porcelet, à l’origine de son nom. Lorsqu’on la coupe au collet pour la récolter, un latex blanc apparaît.

Contrairement au pissenlit, la porcelle ne présente pas de bouton floral au centre de la rosette. Elle développe par la suite une tige ramifiée dépourvue de feuilles. Au goût, elle est légèrement amère, mais cette amertume reste douce au printemps. Elle peut être consommée après un blanchiment rapide, puis poêlée.

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Le pissenlit (Taraxacum spp.) 

Le pissenlit est sans doute l’espèce la plus connue de ce groupe. Il se reconnaît grâce à ses feuilles aux lobes pointus, sa nervure principale arrondie, son absence de poils ou rarement un peu de poils très fins appliqués, non dressés et rêches. Au printemps on peut observer des inflorescences en boutons au centre de la rosette. Son pedoncule creu partant du sol ne porte qu’une inflorescences, ce qui est typique.

Le pédoncule floral du pissenlit ne porte pas de feuilles, ce qui constitue un critère distinctif supplémentaire par rapport à d’autres espèces proches.

La laitue vireuse (Lactuca virosa)

Elle présente quelques poils dressés et une nervure principale triangulaire, ce qui permet de la différencier.

Elle fait parti des plus amères et doit être consommée en petite quantité et libère aussi un latex blanc à la coupe.

La lampsane (Lapsana communis)

La lampsane se distingue par la forme de ses feuilles, caractérisées par un grand lobe terminal accompagné de deux à six lobes secondaires. Elle contient également un latex blanc.

Au goût, elle est souvent appréciée pour sa douceur relative, certains la comparant à la laitue romaine.

Le laiteron rude (Sonchus asper)

Le laiteron rude possède des feuilles légèrement piquantes. Au toucher, il peut rappeler un intermédiaire entre le laiteron maraîcher et certains chardons. Comme les autres espèces citées, il produit un latex blanc.

Il est préférable de consommer ses jeunes feuilles, plus tendres.

Le laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus)

Plus souple que le laiteron rude, le laiteron maraîcher offre des feuilles moins rêches. Il est lui aussi consommé jeune, comme toutes les plantes de ce groupe il peut être mangé cru ou cuit

La picride fausse vipérine (Picris echioides)

La picride fausse vipérine présente des feuilles couvertes de sortes de pustules desquelles sortent des poils rêches. Sa nervure centrale peut être verte ou rougeâtre, elle libère également un latex blanc et développe une tige feuillée qui s’accroche aux vêtements.

À cause de ses poils rêches elle gagne donc à être blanchie ou cuite avant consommation.

La picride fausse épervière (Picris hieracioides)

La picride fausse épervière se reconnaît à ses feuilles bordées de lobes arrondis et rêches, il sera également préférable de la cuire. Sa nervure centrale est généralement rouge et, comme chez Picris echioides, elle libère un latex blanc à la coupe. La plante développe une tige, ce qui explique l’absence d’inflorescence en bouton au centre de la rosette.

Conseils de préparation

Pour atténuer l’amertume de ces plantes sauvages, il est possible de les blanchir quelques minutes dans l’eau bouillante avant de les poêler. Cette étape améliore leur goût et leur texture. La cuisson est également recommandée lorsque le lieu de récolte n’est pas parfaitement maîtrisé.

FAQ – Questions fréquentes sur les laitues

Quelles plantes sauvages comestibles contiennent du latex blanc ?

Plusieurs plantes comestibles libèrent un latex blanc, notamment la porcelle enracinée, le pissenlit, la laitue vireuse et les picrides

Comment différencier la porcelle du pissenlit ?

La porcelle a des lobes arrondies et des poils dressés.

Peut-on consommer ces plantes crues ?

Certaines peuvent être consommées jeunes, mais leur amertume est souvent marquée. Le blanchiment puis la cuisson améliorent leur goût.

Pourquoi blanchir les plantes à latex blanc ?

Blanchir quelques minutes permet de réduire l’amertume et de rendre les feuilles plus agréables à consommer.

Toutes les plantes à latex blanc sont-elles comestibles ?

Non. Même si plusieurs le sont, l’identification doit toujours être certaine avant consommation pour éviter tout risque.

Pour aller plus loin

Nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques, que vous pouvez découvrir ici. Il est indispensable d’être sûr à 100% de vos identifications avant de consommer une plante, quelle qu’elle soit.

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