La ronce : identification, usages et bienfaits de cette plante sauvage

La ronce : identification, usages et bienfaits de cette plante sauvage

La ronce fait partie des plantes sauvages les plus communes en France et en Europe. Souvent perçu comme envahissant ou gênant, il est pourtant une véritable mine de ressources, tant sur le plan alimentaire que médicinal et écologique.

Comment identifier la ronce ?

La ronce appartient principalement au groupe Rubus fruticosus, un ensemble très vaste comprenant des centaines de micro-espèces. Cette diversité s’explique notamment par un phénomène appelé l’apomixie, qui permet à la plante de se reproduire sans fécondation, créant ainsi des clones (1).

On reconnaît facilement la ronce à (2) :

  • ses tiges munies d’aiguillons,
  • ses feuilles composées de 3 à 5 folioles,
  • ses folioles dentées (et même doublement dentées),
  • sa capacité à former des massifs denses grâce à sa reproduction végétative.

Certaines espèces de ce vaste ensemble, comme la ronce bleue (Rubus caesius), présentent quelques différences, mais leurs usages restent globalement similaires (1).

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Une plante de la famille des rosacées

La ronce appartient à la grande famille des rosacées, qui regroupe de nombreux arbres fruitiers (pommiers, cerisiers, pruniers) ainsi que des plantes herbacées comme le fraisier.

Ses fleurs typiques possèdent 5 pétales libres, 5 sépales et de nombreuses étamines.

Son fruit, la mûre, est appelée polydrupe dans le jargon botanique. Elle est composée de nombreuses petites drupes (ou drupéoles) (3).

Les usages de la ronce

La ronce offre une grande variété d’usages tout au long de l’année.

Au printemps, les jeunes pousses et bourgeons peuvent être consommés. Tendres et peu astringents, ils peuvent être dégustés crus, ajoutés à des préparations ou utilisés en infusion.

Les jeunes tiges (appelées turions), encore souples et peu piquantes, peuvent également être consommées après épluchage. Plus tard, elles deviennent plus riches en tanins et trop coriaces.

Les feuilles, disponibles du printemps à l’été, sont particulièrement intéressantes. Elles peuvent être utilisées :

  • en infusion (fraîches ou séchées),
  • ou transformées pour obtenir une boisson proche du thé noir, grâce à un processus d’oxydation.

Les fleurs, bien que peu goûteuses, sont comestibles et peuvent servir à décorer les plats.

Les mûres, quant à elles, sont probablement les fruits sauvages les plus cueillis. Récoltées de l’été jusqu’à l’automne, elles peuvent être consommées fraîches ou transformées (confitures, sirops, coulis, etc.). Riches en antioxydants, en vitamine C et en minéraux, elles présentent un réel intérêt nutritionnel (4).

Les propriétés médicinales

Les feuilles de ronce sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés médicinales (5).

En usage interne, elles sont utilisées en tisane pour soulager les troubles digestifs légers, comme les diarrhées ou tonifier la circulation.

En usage externe, elles peuvent être utilisées en gargarisme pour les maux de gorge ainsi que les inflammations buccales (aphtes, gencives sensibles).

Elles peuvent également être appliquées localement pour soutenir la circulation sanguine.

Un rôle écologique essentiel

Au-delà de ses usages, la ronce joue un rôle clé dans les écosystèmes. Elle agit comme une plante protectrice des jeunes pousses d’arbres, favorisant la régénération des forêts en les protégeant des gros herbivores.

Elle constitue également un refuge pour de nombreux animaux et une source de nourriture pour les insectes pollinisateurs.

Souvent mal-aimé, la ronce est pourtant une plante aux multiples vertus. Alimentaire, médicinal et écologique, elle mérite d’être redécouverte et valorisée. Apprendre à la connaître, c’est porter un nouveau regard sur une plante omniprésente… et pleine de ressources.

FAQ – Questions fréquentes sur la ronce

Comment reconnaitre facilement la ronce ?

La ronce se reconnaît à ses tiges couvertes d’aiguillons et à ses feuilles composées de 3 à 5 folioles dentées, souvent doublement dentées. Il forme aussi des massifs denses et envahissants.

Toutes les ronces se consomment-elles de la même manière ?

Oui, les différentes espèces du genre Rubus peuvent être utilisées de manière similaire, même si certaines présentent de légères différences de feuilles ou de fruits.

Quelles parties de la ronce peut-on utiliser ?

On peut utiliser les jeunes tiges, les feuilles, les fleurs (pour décoration) et bien sûr les mûres.

Quelles sont les propriétés médicinales des feuilles de ronce ?

Les feuilles sont utilisées traditionnellement en tisane contre les troubles digestifs légers et comme tonique. En usage externe, elles peuvent aider pour les maux de gorge, aphtes et inflammations buccales.

La ronce a-t-elle un intérêt écologique ?

Oui, comme tous les êtres vivants. Elle joue notamment un rôle important en protégeant les jeunes arbres, en servant de refuge à la faune et en nourrissant de nombreux insectes pollinisateurs.

Sources

  1. Tison, J.-M. & de Foucault, B. Flora gallica. Flore de France. Biotope (2014).
  2. Poland, J. et al. The Vegetative Key to the British Flora. Botanical Society of the British Isles (2020).
  3. Bonnier, G. La grande flore en couleur. Belin (2023).
  4. ANSES. Mûre (de ronce), crue. Ciqual Table de composition nutritionnelle des aliments. (2023) Disponible sur : https://ciqual.anses.fr/.
  5. Garnier, G., Bézanger-Beauquesne, L. & Debraux, G. Ressources médicinales de la flore française. Vigot frères (1961).

Pour aller plus loin

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