10 champignons les plus toxiques.

10 champignons les plus toxiques.

Tous les champignons dangereux ne présentent pas le même niveau de risque. Pour évaluer leur dangerosité, deux éléments peuvent être pris en compte : leur composition moléculaire, notamment la présence de molécules toxiques, mais aussi la probabilité de les rencontrer lors d’une cueillette. Un champignon extrêmement toxique mais très rare peut ainsi provoquer moins d’intoxications qu’une espèce moins dangereuse mais très commune.

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L’amanite phalloïde, principale responnsable des décès

Parmi les champignons les plus dangereux, l’amanite phalloïde est responsable d’environ 90 % des décès liés aux champignons en Europe. Son taux de mortalité est estimé à environ 10 %. Un seul sporocarpe peut suffire à provoquer une insuffisance hépatique ou rénale. Elle peut notamment être confondue avec la volvaire visqueuse, le rosé des prés ou certaines russules comestibles.

Pour éviter les confusions, la règle essentielle est de s’assurer d’avoir identifié l’espèce avec précision. Cela nécessite de connaître ses caractères d’identification et de prendre le temps d’apprendre progressivement, notamment à l’aide de livres et en commençant par des champignons simples avant d’aborder des espèces plus complexes.

D’autres champignons responsables du syndrome phalloïdien

L’amanite vireuse, l’amanite printanière, la galère marginée et certaines petites lépiotes, comme la lépiote de Josserand, font également partie des champignons les plus dangereux et peuvent être responsables du syndrome phalloïdien.

Les amanites mortelles poussent plutôt en forêt ou éventuellement en lisière, car ce sont des champignons mycorhiziens, en symbiose avec les arbres. Elles possèdent notamment une volve en sac qui entoure le pied.

La galère marginée se développe quant à elle sur du bois mort, notamment sur des branches ou des troncs. Elle peut être confondue avec la pholiote changeante. Les petites lépiotes possèdent notamment des lames blanches qui restent blanches, un petit anneau et des mèches sur le chapeau. La lépiote de Josserand peut notamment être confondue avec la coulemelle, qui est beaucoup plus grande.

Le cortinaire couleur de roucou : un danger parfois tardif

Le cortinaire couleur de roucou présente une gravité comparable à celle de l’amanite phalloïde. Il peut provoquer une insuffisance rénale, parfois mortelle. L’une de ses particularités est le délai d’apparition des symptômes, qui peut aller de 12 heures à 14 jours.

Les intoxications peuvent notamment résulter d’une confusion avec la girolle. Cette dernière possède des plis sous le chapeau, qui descendent légèrement sur le pied. Les cortinaires, eux, présentent une sporée couleur rouille ainsi qu’une cortine, formée de petits filaments évoquant une toile d’araignée.

Des champignons autrefois considérés comme comestibles

Certains champignons constituent une catégorie particulière : ils étaient considérés comme comestibles dans le passé, mais sont aujourd’hui classés comme potentiellement mortels. Cela rappelle que les connaissances scientifiques évoluent et qu’il est important de consulter des ouvrages récents.

Le gyromitre

Il y a encore 30 ans, le gyromitre était considéré comme comestible en petite quantité et bien cuit. Aujourd’hui, une intoxication massive peut provoquer des troubles neurologiques sévères, des comas et des décès.

Le paxille enroulé

Le paxille enroulé peut provoquer une réaction immunitaire qui se manifeste après plusieurs repas répétés. Le corps peut alors développer une forme d’allergie sévère accompagnée de troubles gastro-intestinaux, d’une anémie et de troubles respiratoires. Des cas mortels ont été documentés en Europe et en Asie.

Le tricholome équestre

Le tricholome équestre peut entraîner une destruction du tissu musculaire, notamment du muscle cardiaque, avec un risque mortel. Pour ces trois champignons, le danger est notamment lié à la répétition des consommations ou à l’ingestion d’une grande quantité en une seule fois.

Le fait d’avoir consommé un champignon sans avoir ressenti de symptômes ne suffit donc pas à déterminer qu’il est comestible. L’expérience personnelle ne permet pas, à elle seule, de conclure à l’absence de danger.

L’amanite tue-mouches et l’amanite panthère

L’amanite tue-mouches et l’amanite panthère sont rarement mortelles, mais provoquent fréquemment des intoxications. Elles peuvent entraîner de l’ébriété, de la somnolence, des hallucinations et des tremblements. Les rares cas de décès évoqués dans la transcription sont notamment liés à l’hypothermie lorsque des personnes perdent connaissance dans la nature.

Ces espèces peuvent être confondues avec des champignons comestibles. L’amanite panthère peut notamment être confondue avec la coulemelle, tandis que l’amanite tue-mouches peut ressembler à l’amanite des césars après de fortes pluies.

L’amanite tue-mouches possède normalement des flocons blancs sur son chapeau, qui peuvent disparaître après de fortes pluies. Son chapeau rouge peut alors devenir plus orangé. L’amanite des césars possède quant à elle un pied et des lames jaune orangé, tandis que l’amanite tue-mouches présente un pied et des lames blancs.

L’amanite tue-mouches est également consommée comme champignon comestible dans certains pays après une préparation particulière destinée à éliminer ses molécules toxiques. Au Chemin de la Nature, cette pratique n’est pas recommandée, car elle nécessite de respecter précisément la technique et une mauvaise préparation peut entraîner une intoxication.

Le clitocybe blanchi : un risque particulier

Le clitocybe blanchi appartient à une catégorie à part : il peut être mortel chez les personnes ayant des antécédents cardiovasculaires. Il provoque notamment un rétrécissement des pupilles, de la sudation et des troubles digestifs.

Les intoxications surviennent notamment lorsque le champignon est confondu avec le meunier, un champignon comestible. Le meunier possède des lames qui deviennent roses ou rose-brun, tandis que celles du clitocybe restent claires. Il présente également une odeur de farine fraîche et un pied légèrement prineux, comme recouvert d’une poudre.

Comment éviter les intoxications ?

Il n’y a pas de secret : pour éviter une intoxication, il faut être sûr et certain de son identification. En cas de moindre doute, il faut s’abstenir. Il est également conseillé de progresser petit à petit et, au début, de cueillir avec des personnes qui connaissent les champignons.

Le Chemin de la Nature propose notamment des stages et des balades consacrés aux champignons à l’automne, ainsi qu’une formation en ligne comprenant des forums d’identification permettant de publier des photos de ses cueillettes et d’obtenir un accompagnement pédagogique sur leur comestibilité.

FAQ – Les champignons dangereux

Quel est le champignon responsable du plus grand nombre de décès en Europe ?

L’amanite phalloïde est présentée comme responsable d’environ 90 % des décès liés aux champignons en Europe.

Quels champignons sont responsables du syndrome phalloïdien ? 

L’amanite phalloïde, l’amanite vireuse, l’amanite printanière, la galère marginée et certaines petites lépiotes, comme la lépiote de Josserand, sont citées parmi les espèces responsables de ce syndrome.

Pourquoi certains champignons autrefois considérés comme comestibles sont-ils aujourd’hui déconseillés ?

Les connaissances scientifiques évoluent. Certains champignons autrefois considérés comme comestibles sont aujourd’hui classés comme potentiellement mortels, d’où l’importance de consulter des ouvrages récents.

Quels sont les risques liés à l’amanite tue-mouches ?

L’amanite tue-mouches peut provoquer de l’ébriété, de la somnolence, des hallucinations et des tremblements. Elle peut également être confondue avec certaines espèces comestibles.

Quelle est la règle essentielle pour éviter une intoxication ? 

Il faut être sûr et certain d’avoir identifié précisément le champignon. En cas de doute, il faut s’abstenir.

Pour aller plus loin

Nous vous rappelons que la cueillette sauvage des champignons comporte des risques. Vous pouvez découvrir ici les règles et précautions pour la cueillette. 

Il est indispensable d’être sûr à 100% de vos identifications avant de consommer un champignon, quel qu’il soit.

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Pour en savoir plus sur les champignons cités, vous pouvez consulter nos vidéos Youtube.

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