Aujourd’hui, il existe plusieurs espèces de géraniums sauvages, et il est possible d’apprendre à les identifier avec précision. À travers l’observation de leurs caractéristiques, on peut mieux comprendre leurs différences et leurs usages.
Différencier géranium et érodiums
Dans la famille des Geraniaceae, on distingue notamment les géraniums et les érodiums. La principale différence se situe au niveau des feuilles. Celles des géraniums s’inscrivent dans une forme globalement circulaire, tandis que celles des érodiums dessinent plutôt un triangle.
Cependant, ces deux genres partagent des caractéristiques communes. Leurs fleurs possèdent cinq pétales libres, ce qui signifie que chaque pétale est indépendant des autres, ainsi que cinq à dix étamines. Leurs fruits ont également une forme caractéristique rappelant un bec de grue ou de cigogne, d’où leur nom.
Le géranium herbe à Robert
Le géranium herbe à Robert est l’une des espèces les plus communes. Il se reconnaît à ses feuilles profondément découpées et à ses tiges souvent rouges, marquées par des nœuds. Ses fleurs présentent une teinte mauve rosée, avec des étamines légèrement orangées.
Cette plante possède des poils sur toute sa surface, dans lesquels se concentrent les essences responsables de son odeur marquée. Cette odeur est très caractéristique et peut être perçue facilement, notamment lorsqu’on marche dans des zones où elle est abondante.
D’autres espèces de géréniums
Le géranium mou se distingue par ses feuilles moins découpées et par la présence de poils de différentes tailles, visibles à l’aide d’une loupe. Ses fleurs sont plus foncées et présentent des pétales échancrés en forme de cœur.
Le géranium à feuilles rondes présente des feuilles similaires, mais ses fleurs ne possèdent pas cette échancrure. L’observation des poils permet également de le différencier, avec deux types principaux, parfois associés à de petites glandes rougeâtres.
Le Geranium dissectum, quant à lui, possède des feuilles très profondément découpées, avec des segments plus fins que ceux du géranium herbe à Robert. Une espèce proche, le Geranium colombinum, s’en distingue notamment par un pédoncule plus long et des poils plaqués contre la tige.
Les risques de confusions
Lors de la cueillette, il est essentiel d’être certain de l’identification de la plante. Certaines confusions sont possibles, notamment avec des plantes de la famille des Renonculaceae, comme le bouton d’or, dont les feuilles peuvent sembler similaires.
Il existe également un risque de confusion avec des plantes très toxiques, comme l’aconit napel en montagne. Pour éviter ces erreurs, l’observation des stipules, situées à la base des feuilles, constitue un critère important.
Usages comestibles et précautions
Les fleurs de géranium peuvent être consommées sans problème. En revanche, les feuilles doivent être consommées avec modération, car le recul sur leur usage en grande quantité reste limité. Il est toutefois possible d’en ajouter en petite quantité dans des préparations comme des salades, des soupes ou des poêlées.
Pour en consommer davantage, il est conseillé de les faire bouillir au préalable, ce qui permet d’atténuer leur goût et de réduire certaines substances.
Propriétés médicinales
Le géranium herbe à Robert est utilisé traditionnellement pour traiter des troubles légers comme la diarrhée. Il peut également être employé en gargarisme en cas d’aphtes, de gencives sensibles ou de gorge irritée, contribuant ainsi à l’hygiène buccale.
En usage externe, cette plante peut être utilisée pour favoriser la cicatrisation de petites plaies.
À ne pas confondre avec le géranium des balcons
Le géranium que l’on trouve couramment sur les balcons appartient en réalité au genre Pelargonium. Il ne pousse pas à l’état sauvage en France et ne doit pas être confondu avec les géraniums sauvages décrits précédemment.
FAQ – Questions fréquentes sur les géraniums sauvages
Comment reconnaître un géranium sauvage ?
Les géraniums sauvages se reconnaissent notamment à leurs feuilles disposées de manière à former un cercle, à leurs fleurs composées de cinq pétales libres et à leurs fruits en forme de bec de grue.
Quelle est la différence entre un géranium et un érodium ?
La principale différence réside dans la forme des feuilles : celles des géraniums s’inscrivent dans un cercle, tandis que celles des érodiums forment plutôt un triangle.
Quelles sont les espèces de géraniums les plus courantes ?
Parmi les espèces courantes, on trouve :
- le géranium herbe à Robert
- le géranium mou
- le géranium à feuilles rondes
- le géranium dissectum
Chaque espèce possède des caractéristiques spécifiques comme la forme des feuilles, des fleurs ou des poils.
Peut-on confondre les géraniums avec d’autres plantes ?
Oui, il existe des risques de confusion, notamment avec certaines plantes de la famille des renonculacées comme le bouton d’or, ou encore avec l’aconit napel, qui est très toxique. Il est donc essentiel d’être sûr de son identification.
Peut-on consommer les géraniums sauvages ?
Les fleurs peuvent être consommées sans problème. Les feuilles, quant à elles, doivent être consommées en petite quantité. Il est possible de les intégrer à des plats comme les salades ou les soupes.
Pour aller plus loin
Nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques, que vous pouvez découvrir ici. Il est indispensable d’être sûr à 100% de vos identifications avant de consommer une plante, quelle qu’elle soit.
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