3 plantes sauvages du mois de septembre !

3 plantes sauvages du mois de septembre !

Nous avons sélectionné 3 plantes sauvages comestibles et médicinales à cueillir au mois de septembre : le pissenlit, la saponaire officinale, la bardane.

Abondantes, faciles à identifier et riches en usages, vous pourrez les trouver lors de vos cueillettes estivales. Qu’elles soient aromatiques, médicinales ou simplement délicieuses, elles offrent une belle porte d’entrée dans le monde de la cueillette.

Parce que chaque cueillette est une aventure, munissez-vous de votre couteau de cueillette, de votre panier et partez à la découverte des plantes sauvages !

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Très facile à reconnaître lorsqu’il est en fleurs, le pissenlit reste une plante intéressante à observer à l’automne, notamment pour sa racine. Cette dernière peut être consommée et se prépare de différentes façons.

À la poêle, la racine peut être revenue pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à être bien dorée. Elle développe alors une saveur qui rappelle des « frites aromatiques ». Elle peut également être préparée en purée ou torréfiée au four, à la manière des racines de chicorée, pour réaliser un succédané de café.

Les feuilles sont elles aussi comestibles. Elles peuvent être consommées en salade ou préparées comme des légumes. On peut par exemple les faire bouillir une minute avant de les accompagner d’un filet d’huile d’olive. Elles peuvent également être mijotées avec des pommes, une sauce au vin, de la sauce soja ou du beurre.

Sur le plan médicinal, toute la plante peut être utilisée, mais à l’automne, ce sont surtout les racines qui sont intéressantes. Le pissenlit est traditionnellement considéré comme un stimulant hépatique, un diurétique et un tonique digestif. Il est notamment utilisé pour accompagner la digestion et peut être pris avant le repas lorsqu’elle est lente ou lourde.

Pour reconnaître le pissenlit, observez ses feuilles lobées et pointues, qui évoquent les dents d’un lion. Il faut également retrouver le latex blanc caractéristique de certaines plantes de ce groupe. Un critère particulièrement intéressant est le pédoncule : celui-ci est creux et porte une seule inflorescence.

La saponaire officinale est une plante un peu moins connue pour ses usages. En cette saison, elle peut notamment être observée avec ses fruits, qui prennent la forme de capsules s’ouvrant sur le dessus et contenant les graines.

Ce sont ses parties souterraines, c’est-à-dire ses tiges souterraines, qui sont utilisées. La plante contient des saponines, des substances qui permettent notamment de produire un effet nettoyant.

La saponaire peut ainsi être utilisée pour réaliser une lessive végétale, mais également pour nettoyer les cheveux ou les mains, notamment lorsqu’ils sont gras.

Elle possède également des usages médicinaux traditionnels. Elle est notamment présentée comme une plante intéressante en cas de bronchite. Dans ce cas, les racines peuvent être préparées en décoction : elles sont mises à bouillir pendant cinq à dix minutes à couvert, puis la préparation est laissée à refroidir et filtrée.

Pour reconnaître la saponaire, on peut notamment observer ses feuilles opposées, caractéristiques de sa famille, les Caryophyllacées. Ses fleurs possèdent cinq pétales libres et dix étamines. Elles sont généralement blanches à mauves.

La bardane est une plante facilement remarquable grâce à ses grandes feuilles. Celles-ci sont lancéolées et cordées, c’est-à-dire en forme de cœur à leur base. Leur face supérieure est vert foncé tandis que leur face inférieure apparaît plutôt blanche en raison de la présence de petits poils cotonneux.

Lorsqu’elle est jeune, la feuille est relativement douce, même si elle peut devenir plus rêche par la suite.

La racine de bardane est particulièrement intéressante. Il s’agit d’une longue racine pivotante qui peut atteindre entre 30 et 50 centimètres. Sa récolte nécessite donc une pelle. Cette racine est même cultivée au Japon, où elle est appelée gobo, et peut être trouvée dans certaines épiceries japonaises.

Elle possède une saveur douce, délicate et légèrement sucrée, qui peut rappeler l’artichaut. Elle peut être consommée crue ou cuite.

La bardane possède également des propriétés médicinales. Elle est notamment utilisée pour les problèmes de peau, comme l’acné ou l’eczéma, aussi bien en usage externe qu’interne.

Mais la racine n’est pas la seule partie intéressante : les feuilles peuvent également être consommées, tout comme la jeune tige lorsqu’elle est encore souple, après l’avoir pelée. Les fleurs peuvent quant à elles être utilisées en décoration dans les assiettes et possèdent une saveur légèrement sucrée.

FAQ – Questions sur les plantes médicinales de septembre

Quelles parties des plantes peut-on récolter en septembre ?

En septembre, on peut encore trouver des feuilles et parfois des fleurs, mais certaines racines deviennent particulièrement intéressantes. Leur récolte demande toutefois de bien connaître le cycle de la plante et de veiller à ne pas compromettre sa survie.

Pourquoi les racines sont-elles intéressantes à cette période ?

À l’approche de l’automne, certaines plantes commencent à stocker leurs réserves dans leurs parties souterraines. C’est notamment ce qui explique l’intérêt traditionnel porté aux racines du pissenlit ou de la bardane.

Peut-on consommer toutes les plantes présentées dans cet article ?

Certaines possèdent des usages alimentaires, mais cela ne signifie pas que toutes leurs parties sont consommables sans précaution. La saponaire, par exemple, demande une attention particulière en raison de sa teneur en saponines. Une identification et une préparation adaptées sont indispensables.

Comment éviter les erreurs d’identification lors d’une cueillette ?

Ne vous fiez jamais à un seul critère. Observez la forme des feuilles, leur disposition sur la tige, les fleurs ou les fruits, la tige, l’odeur et, lorsque c’est pertinent, les caractéristiques souterraines. En cas de doute, mieux vaut ne pas récolter.

Où vaut-il mieux récolter les plantes sauvages ?

Choisissez des endroits préservés, éloignés des routes, des zones industrielles, des terrains traités et des lieux très fréquentés. La qualité du milieu dans lequel pousse une plante compte autant que son identification.

Pour aller plus loin

Nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques, que vous pouvez découvrir ici. Il est indispensable d’être sûr à 100% de vos identifications avant de consommer une plante, quelle qu’elle soit.

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