Dans cet article, nous essayons de vous expliquer pourquoi ce confinement est nécessaire, et comment le vivre en toute sérénité !  

Le Chemin de la Nature vous accompagne

Nous commençons tous à nous en rendre compte : nous vivons une époque et des événements sans précédents ! Une crise sanitaire de grande ampleur nous a frappé.
Des mesures de confinement inédites ont été mises en place dans la majorité des pays pour endiguer la progression de l’épidémie, et le monde se met à vivre au ralenti.
Pour les soignant.e.s, les urgentistes, les commerçant.e.s et toutes celles et ceux qui travaillent malgré le confinement nous leur exprimons tout notre soutien.

La santé est notre bien le plus précieux et cet évènement nous rappelle que cela demande un équilibre avec nous-mêmes, les autres et l’environnement qui nous entoure. En tant qu’équipe, nous en sommes convaincus : cette période doit être un moment de solidarité collective et d’humilité face à la nature.

Ici au Chemin de la Nature, nous avons pour objectif de transmettre la connaissance et la passion des plantes sauvages, des champignons et de leurs usages au plus grand nombre. Nous sommes heureux de nous lever chaque matin pour sensibiliser les citoyens à notre patrimoine végétal commun, en donnant à chacun les outils et les connaissances pour se réapproprier l’environnement qui les entoure et gagner en autonomie. 

Notre mission est également de vous informer, de vous rassurer, et de vous accompagner pendant cette période. Plus que jamais, toute notre équipe d’experts dans des domaines complémentaires (pharmaco-chimistes, pharmaciens, herboristes, botanistes, biologistes, ingénieurs pédagogiques, développeurs), reste mobilisée pour télétravailler ensemble depuis les quatre coins de la France, pour produire de nouveaux contenus, et répondre à vos questions. 

Coronavirus : l’essentiel

En raison de l’évolution rapide de la situation, les données présentées dans cet article sont susceptibles de changer.

Qu’est ce que le coronavirus ? 

Le nom coronavirus vient du latin “virus à couronne”. Il s’agit d’une famille de virus, un type de “microbe”, environ 20 fois plus petit qu’une bactérie, qui a besoin d’un hôte vivant pour se multiplier et qui peut parfois infecter l’homme, via ses voies respiratoires. De nombreuses formes de coronavirus sont inoffensives, mais l’un des membres de cette famille, le fameux coronavirus dont on parle partout en ce moment (ou SARS-CoV-2 pour les scientifiques) peut provoquer une maladie désignée par le sigle “COVID-19”. Elle se transmet par micro-projections de salive dans l’air, ou via contact avec des objets et des surfaces contaminées par une personne infectée, si on porte ensuite nos mains à la bouche, au nez ou aux yeux. 

Coronavirus : un locataire qui peut devenir gênant.

Les scientifiques pensent que ce virus provient des chauve-souris, et qu’il se serait transmis soit directement par les chauves souris, soit par l’intermédiaire d’autres animaux vecteurs, comme les pangolins, qui sont braconnés et consommés pour leur viande. Le SARS-Cov2 est apparu fin 2019 en Chine, dans la région de Wuhan où l’épidémie a commencé.
Même s’il est trop tôt pour le mesurer, il est probable que la réduction des habitats naturels de ces animaux sauvages augmente les risques de passage des coronavirus de l’animal à l’homme. 

Le pangolin, une drôle de bête ! ( CC-BY SA 4.0 - A. J. T. Johnsingh, WWF-India and NCF)

Alors que ce virus aurait pu rester un événement isolé et bénin, notre mode de vie (surpopulation des milieux urbains, mobilité… ) lui a permis de se propager comme une traînée de poudre, déclenchant une pandémie mondiale qui rebat les cartes de l’organisation même de nos sociétés. La progression du virus peut être suivie en temps réel dans le monde ICI, et en France ICI. Face à cette menace, de nombreux pays dont la France ont adopté le confinement et fermé leurs frontières. 

Pourquoi est-il dangereux ?

Les symptômes du Covid-19 apparaissent entre 2 à 7 jours après contact avec une personne ou une surface infectée, et peuvent très largement varier entre personnes. Vous pouvez soupçonner une infection si vous avez certains de ces symptômes : de la fièvre (dans 87,9% des cas), de la fatigue (dans 38,1% des cas), une toux sèche (dans 70% des cas) ou grasse (dans 34,4% des cas), le souffle court (18,6% des cas), la gorge douloureuse (13,9% des cas), des migraines (13,6% des cas), des douleurs musculaires (14,8% des cas), des frissons (11,4% des cas), qui peut dégénérer et provoquer des symptômes respiratoires graves. Si vous avez le souffle court, ou que vous subissez une perte de goût et d’odorat subite, ce sont aussi des indicateurs. Dans les cas les plus grave, il est possible de développer une pneumonie sévère et une forte détresse respiratoire, qui nécessitent une hospitalisation.  Les symptômes sont détaillés dans le rapport du 24 février 2020 de l’organisation mondiale de la santé et peuvent être visualisés dans cette infographie : 

Les personnes les plus âgées sont les plus exposées à ce virus, avec un taux de mortalité qui peut atteindre 20%, contre 0,2% si on a moins de 40 ans. Attention, si ces chiffres paraissent alarmants, ils dépendent directement de la proportion de personnes dépistées, et de l’engorgement des hôpitaux.  Les personnes plus jeunes sont aussi potentiellement susceptibles de développer des symptômes graves, même si c’est plus rare. Les fumeurs, les personnes diabétiques, en surpoids ou présentant des maladies respiratoires chroniques et des problèmes cardio-vasculaires sont plus exposées que les autres à des complications. Les chercheurs estiment que 80% des personnes infectées ne déclarent que des symptômes très légers, ou sont “porteurs sains”. Les porteurs sains n’ont aucun symptômes et propagent le virus à leur insu, pouvant infecter des personnes plus fragiles. Des chiffres à jour sont disponibles le site de statistiques Worldometer.

C’est là que survient le danger : si l’on ne limite pas rapidement la progression de l’épidémie, le nombre de cas graves augmentera de manière exponentielle, saturant les hôpitaux qui ne peuvent plus s’occuper de tous les patients. Dans les zones les plus touchées (Grand-Est, Ile-de-France…) c’est déjà une réalité. Non pris en charge, les cas les plus graves nécessitant des soins intensifs ont des chances de guérison très limitées. Pour expliquer ce phénomène, un graphique très simple existe, représentant le nombre de cas en fonction du temps. La ligne en pointillés représente la capacité des hôpitaux : 

L’objectif du confinement est donc de ralentir la transmission du virus entre personnes, pour rester sous la limite de la capacité des hôpitaux. C’est pour cela que les mesures préconisées à l’échelle nationale sont si drastiques ! Dans certaines régions les plus touchées (Ile-de-France, Grand-Est), le nombre de cas graves a déjà dépassé cette capacité d’accueil, d’où l’urgence d’appliquer strictement ces recommandations le plus rapidement possible.

En France, seules les personnes présentant des symptômes graves et le personnel médical sont désormais testés, car l’épidémie est déjà si avancée qu’il est désormais impossible de dépister toute la population susceptible d’être infectée. Actuellement, la capacité de test oscille entre 4000 et 9000 personnes par jour, faute de matériel, chiffre qui sera probablement amené à évoluer. Par ailleurs, des tests de dépistage plus faciles à mettre en oeuvre sont déjà en développement, basés sur la présence d’anticorps dirigés contre le coronavirus, qui indiquerait que vous avez été contaminé et que votre système immunitaire y a développé une résistance. 

Si des symptômes apparaissent qui vous font penser au coronavirus, il est recommandé de rester confiné et de surtout n’entrer en contact avec personne. N’appelez le 15 qu’en cas d’extrême urgence et de difficulté respiratoire, car le numéro est déjà saturé d’appels par endroits et nécessaire pour prendre en charge d’autres urgences vitales (crises cardiaques, AVC, accidents, …). Un numéro vert est mis à disposition si vous avez des questions : 0 800 130 000.

Il est conseillé de ne pas se rendre chez votre médecin traitant sans l’appeler au préalable. Ce dernier vous indiquera si vous pouvez vous rendre dans son cabinet sans risquer d’entrer en contact avec des personnes fragiles. Il est également suggéré de ne pas se rendre dans la salle d’attente des urgences pour les mêmes raisons.

Comment faire votre part pour endiguer l’épidémie : 

Afin de limiter la progression du virus le plus rapidement possible, il y a deux choses à faire :

Premièrement, respecter les “gestes barrière”, c’est à dire adopter des comportements d’hygiène adaptés pour limiter la propagation des particules de virus.

  • Se laver les mains très régulièrement, plus de 20 secondes au savon, ou grâce à du gel hydroalcoolique. Le virus étant enveloppé dans une capsule de graisse et de protéines, cela sera suffisant pour s’en débarrasser sur votre peau, en prenant soin de bien frotter, y compris sous les ongles ! 
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir. Ou porter un masque que vous ayez ou non des symptômes. Ainsi, vous éviterez de projeter des particules de virus en micro-gouttelettes dans l’air autour de vous. Il est possible de vous fabriquer votre propre masque “do it yourself” pour permettre de laisser suffisamment de masques pour les professionnel.le.s de santé car pour le moment la France n’en a pas suffisamment pour tout le monde malheureusement.
  • Saluer sans se serrer la main, sans embrassade et sans bise. Rester à au moins un mètre de distance et éviter au maximum de toucher les mobiliers urbains, poignées de porte sans vous être lavé les mains vous évitera de déposer des particules virales sur d’autres personnes !
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter, pour ne pas contaminer d’autres surfaces.

Et surtout, éviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts. En bref, se confiner au maximum pour éviter de propager le virus à votre insu. Toutes les recommandations sont disponibles sur une page dédiée du site du gouvernement.

Des pistes de traitement contre le coronavirus ?

Dès le début de l’épidémie, de nombreuses équipes de recherches et laboratoires se sont lancées dans l’entreprise de tester des molécules existantes sur des patients atteints, pour tenter d’atténuer les symptômes et de réduire la charge virale rapidement. S’il est trop tôt pour affirmer qu’on a trouvé la bonne solution, l’espoir est permis et la mobilisation est forte dans la communauté scientifique pour trouver le meilleur traitement aux formes les plus graves de la maladie. 

Des essais cliniques internationaux, comme l’essai Discovery sont en cours, et viseront à tester sur plus de patients l’efficacité des différentes molécules mises en avant, et la tolérance des patients à ces différentes molécules. 

Parmi les traitements testés, le remdesivir, un antiviral originellement qui pourrait être capable de bloquer la réplication du virus. La deuxième option testée est une combinaison de composés utilisées contre le VIH, lopinavir et ritonavir, deux molécules qui bloquent la réplication des virus. Une troisième combinaison utilise les molécules citées précédemment, ainsi que l’interferon beta. Cette dernière molécule a un effet antiviral, et immunomodulateur. 

La quatrième option testée est l’hydroxychloroquine, qui a montré des résultats préliminaires intéressants, et qui présente moins de toxicité que la chloroquine, une molécule proche.

Maintenant que nous avons fait le tour du contexte de cette épidémie, voyons comment survivre à ce confinement en toute sérénité. 

Kit de confinement, mode d'emploi :

Une alimentation équilibrée et sans carence :

Malgré le confinement, vous êtes autorisé à aller faire des courses. Inutile de vous y précipiter et de commencer un régime constitué exclusivement de pâtes et de boîtes de conserve, gardez au maximum une alimentation saine et équilibrée. 

Le corps humain a besoin d’un certain apport de nutriments (vitamines, minéraux, sucres, lipides, protéines) et dans certaines proportions. Ces proportions font l’objet de recommandations officielles, désormais exprimées en valeur nutritionnelle de référence (ou VNR). Les valeurs nutritionnelles recommandées par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Environnement, de l’Alimentation et du travail (ANSES) sont disponibles dans leur rapport.
Des tableaux de VNR sont aussi disponibles via le site de l’EFSA (European Food Safety Authority). 

A présent, nous allons vous lister quelques plantes dont les propriétés pourraient vous aider à passer sereinement votre confinement, et à soulager d’éventuels symptômes légers. Si vos symptômes deviennent préoccupants, demandez immédiatement l’assistance de professionnels de santé ! 

Solutions pour l’immunité :

Avant de commencer, il faut rappeler que votre immunité se compose en deux grandes parties : l’immunité innée, et l’immunité acquise. 

L’immunité innée, ce sont toutes les défenses sur lesquelles peut compter votre corps à priori, au moment d’une infection. La peau et les muqueuses sont les premières barrières entre l’extérieur et l’intérieur de votre corps. Elles vont filtrer l’entrée de poussières, de débris, et avec eux de pathogènes.
Si les microbes entrent quand même, c’est le processus d’inflammation qui va rentrer en jeu.

Sans trop détailler, car il ne s’agit pas de vous faire un cours, votre corps peut compter sur toute une série de mécanismes immédiats permettant de neutraliser les pathogènes extérieurs (bactéries, parasites…). Dans le cas des virus, c’est plus compliqué car leur mécanisme de multiplication leur demande de pénétrer vos propres cellules, qui vont être exploitées comme de petites usines de production de particules virales à votre insu.
Dans certains cas, votre organisme va apprendre à reconnaître le virus grâce à des anticorps spécialisés. C’est là que se met en place l’immunité acquise (ou adaptative), qui vous permettra de lutter spécifiquement contre la forme de virus que vous avez déjà rencontré.

Si vous contractez le coronavirus, il est théoriquement possible de développer spontanément une immunité, mais il est trop tôt pour savoir en combien de temps elle s’installe, et combien de temps elle persiste.

Seule la méthode de la vaccination pourrait permettre pour le moment de protéger les personnes les plus fragiles dans toute la population. En effet, les vaccins peuvent “exercer” votre système immunitaire à réagir à un type de pathogène de façon préventive, en présentant à votre organisme une version atténuée d’un virus ou d’une bactérie.
Comme pour la grippe, il est possible que le virus se transforme légèrement et qu’un nouveau vaccin soit alors nécessaire. Toutefois, un tel vaccin préventif ne sera pas disponible avant plusieurs mois.
Certaines plantes sont souvent proposées pour “booster votre système immunitaire” – il serait erroné de croire que l’on peut l’entraîner, sur commande, comme on le ferait pour un muscle. Un système immunitaire qui fonctionne, cela se travaille et se construit sur le long terme, en prenant soin de son état de santé global et des pathogènes auxquels vous avez déjà été exposés dans votre vie. 

Solutions anti-virales :

Certaines plantes sauvages ont également des propriétés antivirales, en empêchant la réplication des virus. Vous lirez ça et là que les extraits de baies de sureau noir (Sambucus nigra) ont des effets in vitro, sur la réplication de certaines souches d’autres coronavirus. Ils sont traditionnellement utilisés en cas d’infection virale, mais n’ont jamais été formellement comparés à des antiviraux classiques et commerciaux. Inutile donc de vous ruer sur les stocks en pharmacie, nous ignorons absolument si cela à un impact pour lutter contre le COVID-19, et nous ne vous recommandons pas cette option. On ne vous le rappellera jamais assez : cette maladie étant nouvelle, surveillez vos symptômes et consultez un professionnel au moindre signe de détresse respiratoire.

Solutions anti-stress :

Avec l’ambiance anxiogène qui pèse sur nous, il est possible d’être en proie à un stress excessif. Le système nerveux comprend un ensemble de fonctions physiologiques qui, lorsqu’elles fonctionnent mal peuvent provoquer de nombreux troubles (sommeil, alimentation…). Pour pallier à cela, des plantes anxiolytiques ou sédatives pourront vous aider, en complément des mesures d’hygiène et de diététique mentionnées auparavant. Les pétales de coquelicot (Papaver rhoeas), les fleurs de tilleul (Tilia sp.) et de lavande vraie (Lavandula angustifolia), les feuilles de mélisse (Melissa officinalis), les capitules de camomille matricaire (Matricaria chamomilla) sont indiquées, en infusion, chez l’adulte.
Les sommités fleuries de la ballote noire (Ballota nigra) ont des propriétés anti-stress, mais c’est très amer et déconseillé sur le long terme, donc on vous recommande de vous en tenir aux plus classiques mentionnées ci-dessus. 

Pour apprendre à préparer vos infusions, vous pouvez consulter cet article.

Solutions anti-fatigue :

Le meilleur remède contre la fatigue est bien entendu le sommeil, accompagné d’une bonne hygiène de vie globale. Les plantes calmantes citées ci-dessus pourront vous aider à dormir, mais si vous avez toujours besoin d’énergie, c’est peut-être qu’il vous manque quelques nutriments. Pour ceux qui souhaiteraient trouver des sources de vitamine C parmi les plantes sauvages, vous pouvez penser aux cynorrhodons d’églantiers (Rosa canina) ou aux fruits d’argousier (Hippophae rhamnoides), ou encore aux feuilles d’ortie dioïque (Urtica dioica) ou d’ortie brûlante (Urtica urens), en infusions ou dans votre alimentation. 

Solutions anti-toux :

La toux est l’un des symptômes du coronavirus, donc surveillez très attentivement l’évolution de ce symptôme, n’hésitez pas à demander un avis médical, surtout s’il est associé à d’autres symptômes caractéristiques (fièvre, perte d’odorat…), et appelez les secours si vous ressentez une gêne respiratoire.
Les conseils ci-dessous ne s’appliquent qu’en cas de toux bénigne.
Si vous avez de la toux, les sommités fleuries de lierre terrestre (Glechoma hederacea), de thym (Thymus vulgaris) et d’origan sauvage (Origanum vulgare) peuvent être utilisés en infusion chez l’adulte par exemple.
On pourra aussi utiliser, toujours en infusion et chez l’adulte, dess fleurs de coquelicot (Papaver rhoeas), de mauve (Malva sylvestris) ou de guimauve (Althaea officinalis). De façon générale, les plantes contenant des mucilages* comme la mauve, la violette (Viola odorata),  ont un effet émollient, et permettent de limiter l’irritation de la gorge et des voies aériennes due à la toux. Cette liste n’est pas exhaustive, bien sur si vous souffrez d’allergies, d’une pathologie particulière ou n’êtes pas sûrs de vous, n’hésitez pas à demander l’avis d’un spécialiste avant toute automédication. 

*Le saviez-vous ? Les mucilages sont des enchevêtrements de molécules de la famille des sucres, synthétisées par certaines plantes, algues ou champignons. Elles ont la propriété de gonfler au contact de l’eau, créant une substance visqueuse qui fait souvent office de lubrifiant naturel. Elles ont un effet émollient, adoucissant et légèrement laxatif. 

Solutions anti-fièvre :

Les plantes fébrifuges les plus connues sont le saule (Salix sp.) et la reine des prés (Filipendula ulmaria), qui contiennent des dérivés salicylés. Ils sont toutefois déconseillés dans le cadre de l’épidémie de coronavirus. En effet, les anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène ou l’aspirine peuvent être facteur d’aggravation de l’infection.
Il est possible d’utiliser des plantes sudorifiques, qui vont favoriser l’évacuation de la chaleur par les pores de la peau.
Les fleurs de sureau noir en infusion, par leur effet sudorifique peuvent aider à mieux supporter la fièvre. En effet, la fièvre modérée et chez les personnes qui la tolèrent bien est un processus physiologique pour lutter contre l’infection, qu’il peut donc être intéressant de ne pas bloquer. Avoir une légère fièvre est donc bon signe : votre système immunitaire fonctionne ! En cas de fièvre très intense, on vous conseille plutôt un peu de paracétamol et du repos.

Solutions inédites :

Parce qu’un peu d’humour ne fait jamais de mal, souvenez-vous que si les rayons de vos magasins sont en pénurie de papier toilette, des solutions existent. Le lavage à l’eau, ou… les feuilles de bardane (Arctium lappa) ! Un papier 100% naturel que vous aurez peut-être la chance de trouver si vous vivez un peu hors de la ville.

Si vous n’avez pas de masques, de nombreux tutoriels existent pour vous en fabriquer vous-mêmes. Voir ici pour une version pour les pros de la couture parmi vous, et ici pour une version plus accessible.
Les masques sont surtout utiles pour éviter de contaminer les autres si vous présentez des symptômes, mais ne vous protègent pas nécessairement du virus, même si c’est mieux que sans masque du tout. Les masques les plus sûrs pour se protéger des contaminations sont les masques dits “FFP2”, réservés aux professionnels de santé. 

Exercices de confinement :

Rester à l’intérieur, ce sont moins d’opportunité de se dépenser pendant la journée. En revanche vous pouvez faire des exercices physiques à la maison, même avec peu de place. De nombreux sites internet, vidéos et applications permettent désormais de faire de l’exercice chez soi, et de suivre des programmes d’entraînement. L’ANSES recommande 150 minutes d’exercice physique hebdomadaire pour rester en bonne santé. 

Si vous télétravaillez, pensez à vous aménager un espace de travail agréable et confortable, dans la mesure du possible. Même si vous êtes à la maison, pensez à garder des horaires raisonnables, à faire des pauses si vous travaillez sur écran, pour aller regarder par la fenêtre, vous étirer, vous dégourdir les jambes. L’INRS propose sur son site un dossier complet sur les recommandations pour le travail sur écran

Garder contact avec la nature, même confinés

Nos formations de terrain sont certes annulées jusqu’à nouvel ordre, mais nous maintenons tout le reste de nos activités, et voici quelques solutions que nous vous offrons pour continuer à rester connectés à la nature qui nous entoure, malgré le confinement.
Notez qu’en vue de la reprise de nos activités, vous pouvez être prévenus par SMS de la création de nouvelles balades. 

Formations en ligne :

C’est le moment de mettre ce temps à profit pour apprendre les choses qu’on ne prend plus le temps d’apprendre : reconnaître et utiliser les plantes sauvages, découvrir le monde en prenant de nouvelles habitudes de vie, et cela, que vous ayez ou non un coin de nature à côté de votre domicile.

Conçue par une équipe de professionnels qualifiés (pharmaciens, biologistes, botanistes, paysans-herboristes, ingénieurs pédagogique, vidéastes…-), les contenus de cette formation sont ludiques, rigoureux et sourcés. Chaque cours est illustré par des vidéos et des activités que vous pouvez faire seul ou en famille !  Comme nous avons à coeur que chaque personne trouve dans ces ressources un support d’apprentissage qui réponde à ses attentes, et qui permette d’apprendre à son rythme, les cours sont accessibles à vie, et les forums d’échanges avec les expert.e.s pendant 2 ans. Les formations sont garanties satisfait ou remboursé pendant une période de 30 jours.

Suite à de nombreuses demandes de la communauté, nous avons lancé une offre solidaire pour rendre plus accessibles nos formations pendant la période de confinement : entrez le code #CHEMINSOLIDAIRE pour obtenir une réduction de l’ordre de -30%
Cette offre est valable sur nos deux formations et durera jusqu’à la fin du confinement, lancez-vous !

Notre formation la plus complète, la formation du cueilleur, vous apprendra à identifier les plantes grâce aux bases de la botanique, à cueillir sans confusion et sans risque les plantes sauvages les plus courantes, mais également comment les préparer en cuisine ou en remèdes pour les utiliser pour traiter de nombreux maux du quotidien. Vous pouvez consulter le contenu détaillé de cette formation ICI.

Notre formation “Do it yourself”, axée sur la préparation de ses propres remèdes au quotidien, renforcée par une solide introduction à la cueillette.
Une formation courte en 8 modules, extraite de la formation du cueilleur, en pré-commande au tarif solidaire pour une sortie le 30 avril 2020. A découvrir
ICI.

Ces formations sont payantes, et permettent aux 30 professionnels de l’équipe de continuer à travailler pour vous fournir les informations les plus détaillées, claires, et actualisées possibles sur les plantes sauvages. Même si des facilités de paiement sont mises en place, nous savons qu’elles ne sont pas accessibles à toutes les bourses. 

C’est pourquoi nous proposons également de nombreux contenus gratuits. En vous abonnant à notre newsletter, vous recevrez une formation gratuite sur nos 6 plantes sauvages préférées. Vous pouvez également recevoir un cours complet sur l’ortie, une plante de saison délicieuse !
Sur notre chaîne youtube, ce sont près de 300 vidéos gratuites qui vous attendent ! Sur instagram et facebook, nous postons chaque jour des vidéos, et des contenus variés sur les plantes sauvages de saison et leurs usages.

Pour celles et ceux qui vivent à la campagne, les sorties sont possibles à condition de se promener à moins d’1km du domicile, pendant maximum 1h, et de remplir une autorisation, à télécharger ICI. Si vous avez un jardin ou un terrain, profitez en pour faire l’inventaire de vos plantes sauvages ! 

Activités nature en intérieur : 

Si vous pouvez télétravailler, et que vous avez des enfants, il y a fort à parier que vous ne vous ennuierez pas. Si toutefois vous avez un peu de temps libre pour des activités, c’est l’occasion de se lancer dans un peu de lecture :
On vous recommande bien sûr les livres de Christophe, Cueilleur urbain et Les Bienfaits des Arbres, ainsi que toute une série de références de botanique, cuisine, et plantes médicinales dans cet ARTICLE. 

Si la lecture n’est pas votre fort, mais que vous êtes manuel, vous pourriez vous lancer dans des activités telles que : 

  • Vous lancer dans l’illustration botanique si vous avez du temps à revendre !
  • Faire un herbier avec les plantes de votre rue ou de votre jardin, si vous avez la chance d’en avoir un ! 
  • Observer les plantes de votre fenêtre (confinement oblige), grâce au programme “Sauvages de ma Rue
  • Aider la ligue de protection des oiseaux à recenser les espèces de votre jardin, en participant à l’observation des oiseaux de jardin
  • Inscrire votre jardin pour observer les papillons et les bourdons, avec les programmes de sciences participatives au jardin.
  • Aider les scientifiques à annoter des échantillons de collection : grâce à des photos, vous pouvez aider des musées  à enrichir leurs banques de données ! Le projet “les Herbonautes” du Muséum National d’Histoire Naturelle devrait vous plaire si vous avez du temps à revendre pour servir la science ! 
  • Vous immerger dans les plantes sauvages en flânant sur le site flambant neuf du chemin de la nature 😉 

 Les bons côtés du confinement

Le confinement peut être contraignant, mais voyons le côté positif. Grâce à ce ralentissement des activités humaines, déjà en Chine, l’air est moins pollué, les canaux de Venise retrouvent leur limpidité, on entend à nouveau les oiseaux chanter en ville alors qu’on ne les remarquait même plus.

Partout, on se réorganise, les producteurs trouvent de nouvelles solutions pour vendre leurs produits, des initiatives nouvelles et solidaires prennent racine, et nous constatons une chose : nous avons la capacité d’agir sur le climat, la biodiversité, et l’équilibre planétaire, nous avons également le pouvoir de nous réveiller, ensemble.

Si vous aussi, vous souhaitez vous investir bénévolement pendant ce temps de confinement, pour remplir une mission d’utilité publique, vous pouvez également faire un tour sur France bénévolat.

Alors si l’équipe ne devait vous laisser qu’un message à la fin de cet article, ce serait le suivant : gardons le positif de ce confinement, tirons-en partie en apprenant un maximum de choses sur le monde qui nous entoure.

A votre santé, et à très bientôt sur le Chemin de la Nature !