Reconnaître et cueillir les fleurs du myrobolan ou prunier sauvage

Reconnaître et cueillir les fleurs du myrobolan ou prunier sauvage

Un des premiers arbres à fleurir est le prunier sauvage appelé myrobolan (Prunus cerasifera). Lorsque l’on observe des taches blanches dans la nature au début de la saison, il y a de grandes chances qu’il s’agisse de lui, ou éventuellement du prunellier (Prunus spinosa).

Pour consulter cette vidéo, veuillez accepter l'utilisation des cookies.

Merci !

Votre inscription a été enregistrée

Initiez-vous à la cueillette des plantes sauvages !

Recevez gratuitement notre mini-formation par e-mail pour découvrir nos 6 plantes préférées, leurs usages et nos conseils de cueillette.

Recevez gratuitement notre mini-formation par e-mail pour découvrir nos 6 plantes préférées.

Comment le reconnaître ?

La principale différence entre le myrobolan et le prunellier réside dans l’apparition des feuilles. Chez le myrobolan, les feuilles vertes apparaissent en même temps que les fleurs, ce qui est bien visible. Les fleurs sont également plus grandes.

Il appartient à la famille des Rosaceae, une famille importante qui regroupe la majorité des arbres fruitiers ainsi que les fraisiers.

Pour reconnaître cette famille, on observe :

  • des fleurs à cinq pétales libres
  • de nombreuses étamines, composées d’un filet (petite tige) et d’anthères (petites boules contenant le pollen)

Les feuilles sont entières et dentées, avec de petites dents visibles. L’écorce est foncée et présente des traits horizontaux appelés lenticelles, permettant les échanges gazeux.

Différencier le myrobolan et le prunellier

Le prunellier (Prunus spinosa), aussi appelé épine noire, possède une écorce foncée et de nombreuses épines (rameaux pointus). Il fleurit dès la fin de l’hiver, avant l’apparition des feuilles : on observe alors un arbuste entièrement blanc.

Ses fleurs, d’environ 1 cm de diamètre, sont plus petites que celles du myrobolan. Les feuilles n’apparaissent qu’à la fin de la floraison.

À l’inverse, le myrobolan présente dès le départ des fleurs et des feuilles simultanément. Globalement, tout est plus grand chez lui : feuilles, fleurs et taille de l’arbre à maturité.

Autres confusions possibles

Le myrobolan peut aussi être confondu avec le merisier (Prunus avium), qui se distingue par :

  • des feuilles beaucoup plus grandes
  • la présence de petites glandes rougeâtres (nectaires)
  • des fleurs regroupées (2 à 4), alors que celles du myrobolan sont isolées

Usages et saveurs des fleurs

Les fleurs peuvent être goûtées en petite quantité. En les mâchant, bouche ouverte, on perçoit un goût d’amande amère.

Elles peuvent être utilisées pour :

  • réaliser des sirops, proches du sirop d’orgeat mais plus subtils
  • aromatiser du lait ou différentes préparations

Les fleurs du myrobolan sont considérées comme plus aromatiques que celles du prunellier, notamment en fin de floraison où il reste peu de boutons floraux.

La consommation doit toutefois rester modérée, notamment crue, en raison de la présence d’acide cyanhydrique.

Les fruits : des prunes aux usages variés

À partir du mois de juin, le myrobolan produit des prunes jaunes ou bordeaux. Lorsqu’elles sont encore sur l’arbre, elles sont acides mais agréables.

Cette acidité peut être utilisée comme un substitut au vinaigre ou au citron dans les vinaigrettes ou les salades. Lorsqu’elles tombent au sol, elles deviennent mûres et plus sucrées.

Le prunellier : usages spécifiques

Les fleurs et boutons floraux du prunellier possèdent également un goût d’amande amère, utilisable en sirops, vinaigres ou autres préparations (avec modération).

Ses fruits, appelés prunelles, apparaissent à la fin de l’été. Ils sont très astringents au départ, puis deviennent plus sucrés et moins âpres lorsqu’ils sont blettis (après les gelées ou avec le temps). La cuisson permet aussi de réduire cette âpreté.

Attention aux confusions

Il est important de bien distinguer ces espèces :

  • Prunellier : fleurs sans feuilles au début, nombreuses épines, arbuste plus petit
  • Myrobolan : fleurs et feuilles en même temps, taille plus grande, fleurs plus grandes

Une observation attentive des feuilles, des fleurs et de la structure de l’arbre permet d’éviter les confusions.

Pour aller plus loin

Nous vous rappelons que la cueillette sauvage comporte des risques, que vous pouvez découvrir ici les règles et précautions pour la cueillette . Il est indispensable d’être sûr à 100% de vos identifications avant de consommer une plante, quelle qu’elle soit.

Pour apprendre à cueillir 6 plantes sauvages faciles à trouver et à identifier, découvrez notre newsletter gratuite 6 plantes sauvages.

Pour en savoir plus sur les plantes citées, vous pouvez consulter nos vidéos Youtube.

Et pour vous lancer dans des formations en ligne sérieuses et pédagogiques sur ces sujets, rendez-vous sur la page de nos formations en ligne sur les plantes sauvages et les champignons.

Vous pouvez tester nos plateformes au travers de la démo de la formation du cueilleur. L’inscription est gratuite !

La formation du cueilleur

JE DÉCOUVRE LA FORMATION