
Le mélèze est un conifère à aiguilles, mais contrairement à la plupart des autres conifères, il est caduc. Cela signifie qu’il perd ses aiguilles à l’automne.
Les aiguilles de mélèze
En hiver, le mélèze n’a pas d’aiguilles.
C’est au printemps qu’elles apparaissent, en petits bouquets.
À cette période, elles sont :
- très tendres
- d’un vert clair
- très souples
C’est donc le moment idéal pour les récolter et les consommer.
Les cônes
Au printemps, on observe également les jeunes cônes femelles.
Ils sont reconnaissables à leurs écailles bien ouvertes, permettant au pollen d’entrer pour féconder les ovules.
Une fois arrivés à maturité, les cônes contiennent des graines.
Ces graines possèdent une petite aile qui leur permet d’être transportées par le vent et de se disperser.
Les inflorescences mâles
Le mélèze possède aussi des inflorescences mâles qui produisent le pollen.
Ce pollen va permettre de féconder les cônes femelles des autres mélèzes environnants.
Le mélèze pousse naturellement en montagne, notamment dans les Alpes entre 1000 et 2500 mètres d’altitude.
Il peut aussi être planté en ville, comme dans des arboretums.
Côté cuisine
Les jeunes aiguilles ainsi que les cônes mâles et femelles sont comestibles.
Les cônes femelles sont souvent préférés pour leur texture.
On peut les utiliser :
- crus, dans des salades (salades classiques ou salades de fruits)
- en fin de cuisson dans des plats de légumes
Ils apportent une saveur résineuse, proche de celle du romarin.
Préparations possibles
Liqueurs et sirops
Il est possible de faire macérer les aiguilles et les jeunes cônes femelles pour réaliser des liqueurs.
On peut aussi préparer des sirops en faisant infuser les plantes.
Bonbons au mélèze
Après infusion :
- Filtrer la préparation
- Ajouter 1 kg de sucre pour 1 litre d’infusion
- Ajouter 4 g d’agar-agar
- Faire bouillir 4 à 5 minutes
- Laisser gélifier dans un plat
- Couper et faire sécher
On obtient des bonbons rappelant les bonbons vosgiens.
Sirops crus
Pour préserver la vitamine C, il est possible de réaliser des sirops crus.
Méthode :
- Alterner des couches de sucre et d’aiguilles
- Laisser macérer
Le mélange devient liquide et extrait les composés des plantes.
Il suffit ensuite de filtrer avant consommation.
Cette méthode fonctionne aussi avec les cônes femelles, à condition de les récolter très jeunes au début du printemps.
Les confusions possibles
Le mélèze peut être confondu avec le cèdre (Cedrus), car tous deux présentent des aiguilles en bouquets.
Cependant :
- le cèdre ne perd pas ses aiguilles en hiver
- ses aiguilles sont toujours dures
- au printemps, on observe un mélange d’aiguilles jeunes et anciennes
Chez le mélèze, les aiguilles sont toutes souples.
À ce jour, il n’existe pas d’usage comestible traditionnel connu pour le cèdre.
Le mélèze est un arbre particulièrement intéressant, à la fois pour ses caractéristiques botaniques et ses usages culinaires.
Il est possible d’apprendre à le reconnaître et à l’utiliser lors de balades, de stages ou de formations dédiées.
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