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Le marronnier d’Inde, remède-roi pour booster la circulation sanguine

By on 18 novembre 2016

Vous avez des problèmes circulatoires? En automne, cueillez les marrons du marronnier d’Inde !

Généralités

Le marronnier d’Inde Aesculus hippocastanum est originaire d’Asie Mineure et du Nord de la Grèce.

On utilise depuis des siècles des préparations à base de ses graines et de son écorce pour traiter des troubles de la circulation veineuse : lourdeur et enflure des jambes, varices, hémorroïdes…

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La marronnier d’Inde ne doit pas être confondu avec le châtaignier
: les marrons chauds ou marrons glacés sont faits à partir d’une variété de grosse châtaigne.

Comment les distinguer ? Les feuilles du marronnier sont palmées, alors que celles du châtaignier sont simples et dentées. Le fruit est une capsule épineuse alors que celui du châtaignier est un akène recouvert d’une bogue aux épines plus nombreuses et plus fines.

 

La richesse en tanins du véritable “marron”, fruit du marronnier, lui confère une saveur qui n’est pas agréable. La présence de substances actives telle que l’aescine et l’esculoside orientent son utilisation vers des remèdes à utiliser en respectant la dose maximale journalière pour éviter tout risque de toxicité.

 

Propriétés

– anti-inflammatoires
– vasculoprotectrices et veinotoniques 
– anti-oedémateuses, décongestionnantes, particulièrement au niveau du petit bassin et des membres inférieurs.
– antioxydantes
– effet astringent caractéristique des tanins (d’où l’utilisation ancienne de l’écorce dans le traitement des diarrhées)
– cicatrisantes

 

Indications

Pour une utilisation par voie interne et/ou externe :
– Troubles généraux de la circulation : insuffisance veineuse (et lymphatique) chronique (douleurs, lourdeurs, démangeaisons, crampes nocturnes au niveau des membres inférieurs), varices (et troubles en résultant tels les ulcérations), prévention de problèmes de thrombose post-chirurgicale, hémorroïdes (phase aiguë et prévention)
– Etats pathologiques associés à une congestion inflammatoire du petit bassin (dont les hémorroïdes sont souvent une conséquence) : congestion et hypertrophie de la prostate, congestion pelvienne
– Oedème des membres inférieurs
– Troubles  circulatoires (troubles de l’audition liés à une perfusion insuffisante de l’oreille interne, dysménorrhées d’origine circulatoire, infertilité masculine par dilatation du canal spermatique, ulcères variqueux)
– Engelures, aphtes et ulcérations de la muqueuse buccale
– Problèmes de la fragilité capillaire (dilatation des petits vaisseaux cutanés ou du blanc de l’oeil, saignements de nez, ecchymoses, taches cutanées, hématomes, couperose)
– Cosmétiques anti-vieillissement (grâce à ses propriétés anti-oedémateux, anti-inflammatoire et antioxydant)

Les bourgeons  présentent les mêmes indications que les graines en interne, auxquelles s’ajoutent les indications suivantes : prolapsus anal et utérin, varices oesophagienne, emphysème (atteinte pulmonaire irréversible), troubles de la circulation au niveau des extrémités.

 

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Idées de recettes en cas de problèmes circulatoires 

En interne, la dose journalière recommandée est de 1 à 2 g de graine sèche.

Décoction
Faire bouillir 30 g de marrons concassés pour 1 L d’eau.
Mélanger une petite cuillère à café par tasse et boire 1 à 2 tasses par jour entre les repas pendant 21 jours.

Teinture alcoolique
Faire macérer 1 volume de graines dans 5 volumes d’alcool à 40%. Utiliser 1 à 4 mL 3*/jour

Décoction anti-jambes lourdes (usage externe)
Utiliser la décoction décrite ci-dessus. Vous pouvez augmenter la quantité de marrons concassés utilisée pour 1 L d’eau à 200 à 500 g. Utiliser en lotion chaude ou à température ambiante. Appliquez à l’aide d’une compresse pour atténuer les douleurs liées aux hémorroïdes, la sensation de jambes lourdes, pour apaiser les yeux gonflés et cernés, les ecchymoses, la couperose.

Lotion simple
Diluer la teinture à 1/4. Mélanger 3/4 d’eau avec 1/4 de teinture de marron d’Inde et appliquer 3 fois par jour sur la zone à traiter.

 

Bon à savoir

Contre-indications :
– Enfants (par précaution)
– Femmes enceintes : effet bénéfique montré par des études cliniques pour les troubles veineux dans cas de traitement de 2– 3 semaines à dose de 600 mg/jour (contenant 100 mg d’aescine). Certaines études excluaient les femmes en 3ème trimestre de grossesse
– Femmes allaitantes : compatible avec l’allaitement mais à utiliser avec précaution
– En cas de traitement anticoagulant, avant une intervention chirurgicale
– En externe sur les lésions cutanées
Les personnes souffrant de cholestase doivent éviter le marronnier en raison de sa forte teneur en tanins.
– Personnes diabétiques et sous traitement hypoglycémiant
– Insuffisance rénale (car toxique pour les reins à haute dose).

 

Une cure de plantes médicinales doit s’intégrer dans un programme de santé global, c’est la vision de la naturopathie. Une bonne hygiène de vie avec une alimentation saine, riche en légumes, produits biologiques frais, en micro nutriments (minéraux, vitamines, antioxydants..), une activité physique adaptée, une gestion du stress et un bon sommeil sont essentiel pour des résultats durables.

 

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